8ème Session du Comité de pilotage du PACEM: les objectifs initiaux de l’année 2022 revus à la baisse

Hier, mercredi 24 Août 2022 au ministère de l’Economie et des Finances s’est tenue la 8ème session du comité de pilotage du Projet d’appui à la compétitivité de l’économie malienne (PACEM). C’était en présence de Abdoulaye Traoré, secrétaire général du ministère de l’Economie, qui avait à ses côtés, Sory Bamba coordinateur du PACEM et plusieurs autres acteurs et partenaires du projet.

Le Projet d’appui à la compétitivité de l’économie malienne(PACEM) est financé sous forme de don par la BAD à travers le Fonds Africain de Développement (FAD) pour un montant de 10 millions d’unité de compte (UC) soit environ 7 milliards six cent soixante-treize millions (7.673.000.000) de francs CFA et l’Etat malien pour un million d’UC, soit sept cent soixante-sept millions (767.000.000FCFA).

Aux dires du Ségal du ministère de l’Economie et des Finances, la présente rencontre s’inscrit dans le cadre du respect de la fréquence de tenue des sessions du comité de pilotage du PACEM comme défini dans les textes régissant ses organes de gestion et de pilotage. A l’en croire, elle leur permettra, en leur qualité de membres du Comité de pilotage, de leur assurer que les activités du projet s’exécutent ou se réalisent correctement et conformément au planning prévisionnel validé par la dernière session mais aussi de leur prononcer sur le PTBA 2022 révisé. Selon lui, elle est la huitième du genre dans la mise en œuvre du projet et se tient à quatre mois de la date initiale de clôture du projet, c’est à dire le 31 décembre 2022.

Toutefois, il est utile de préciser que, conformément aux conclusions de la mission de revue à mi-parcours, le gouvernement du Mali a introduit auprès de la BAD une requête officielle de prorogation de ladite date jusqu’au 31 Décembre 2024. « La réponse officielle de la BAD à cette requête est attendue ». Il dira ensuite que la présente session vise spécifiquement à faire le point de l’état de mise en œuvre des recommandations issues de la dernière session; évaluer, à mi-parcours, l’état d’exécution du PTBA 2022 à travers l’examen critique du rapport d’activités semestriel de janvier à juin 2022; partager avec vous les difficultés rencontrées dans l’exécution du PTBA-2022 initial; examiner et valider le plan de travail et budget annuel 2022 (PTBA-2022) révisé à la suite de la mission d’évaluation à mi-parcours du projet ; faire, en lien avec les difficultés identifiées, des propositions concrètes de solutions susceptibles de contribuer à l’amélioration de l’exécution correcte et diligente des activités afin d’assurer l’atteinte des objectifs de Développement du projet; examiner éventuellement toute autre question pertinente liée à la mise en œuvre du PACEM. « Nous avions opté lors de la dernière session du 02 Février 2022 de revoir à la baisse les objectifs initiaux de l’année 2022 en raison des multiples difficultés rencontrées dans l’exécution des activités planifiées du projet au cours de l’année 2021. Ainsi, il apparait toujours un taux de décaissement assez faible passant seulement de 13,30 à 13,59% soit une augmentation de 0,29%.» a souligné Abdoulaye Traoré.

Selon lui, ce faible taux de décaissement est essentiellement dû à la persistance voire l’accentuation des difficultés que rencontre le PACEM depuis le démarrage des activités jusqu’à nos jours, impactant ainsi négativement le rythme d’exécution des activités du projet. Il ajoutera que les difficultés récurrentes sont entre autres: la crise sanitaire COVID-19 qui a entraîné la suspension momentanée des activités du projet et perturbé fortement les relations de travail entre la BAD et la Cellule d’exécution du projet, la démission du spécialiste en passation des marchés depuis octobre 2021 et le retard accusé dans la contractualisation avec un autre expert; les crises sociopolitiques que le Mali a connues depuis août 2020 qui ont engendré la suspension des décaissements à trois reprises dans le cadre de la coopération entre le Mali et la BAD ; les sanctions politiques financières imposées à notre pays par la CEDEAO et l’UEMOA; le changement trois fois de suite du chargé du projet (Task Manager) au niveau de la BAD.

Bechir Ben Haidara

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