Affaire des 49 militaires ivoiriens : Bamako et Abidjan s’accordent sur leur libération

Le Président ivoirien Alassane Ouattara et celui du Mali Assimi Goïta seraient parvenus à un accord, le 1er septembre 2022, pour enfin libérer les 49 soldats ivoiriens, arrêtés le 10 juillet 2022, rapportent nos confrères d’Africa Intelligence. L’information doit être officielle dans les prochains jours, note le média.

Le dimanche 10 juillet 2022, lorsqu’ils atterrissent à l’aéroport international de Bamako, ils n’ont peut-être pas imaginé qu’ils seraient arrêtés, jugés et enfermés au Mali.

Cependant, un peu moins de deux mois après, on apprend finalement que, Alassane Ouattara et Assimi Goïta ont trouvé un accord pour la libération de ces 49 militaires. Un accord qui intervient après un long processus de négociation.

Selon Africa intelligence, une première partie des soldats ivoiriens doit regagner Abidjan au cours du weekend.

Dès les premières heures de cette arrestation, la Côte d’Ivoire avait dit préférer privilégier le dialogue et la diplomatie, pour que l’État malien qui a qualifié les soldats en question de « mercenaires », puisse les libérer. Ce qui n’a pas été facile.

Le média a également ajouté que plusieurs chefs d’État se sont impliqués dans cette affaire. Le président burkinabè Paul Henri Damiba qui se rend à Bamako ce 3 Septembre est même cité dans les négociations.

Le président togolais Faure Gnassingbé a été au centre de cette affaire. Sans oublier aussi le président Sénégalais, Macky Sall, président en exercice de l’Union africaine qui a effectué le déplacement à Bamako. Au cours de son séjour, il a abordé le sujet avec le président Assimi Goïta.

Malgré les conclaves des envoyés spéciaux maliens et ivoiriens tenus à Lomé au Togo, pour tenter de trouver une issue favorable, les 49 soldats ivoiriens ont comparu devant un juge le 12 août, avant d’être écroués pour « atteinte à la sûreté de l’État » et d’autres motifs. Et ce, par le Procureur du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme et le crime organisé du Mali.

Des organisations de la société civile maliennes avaient même indiqué que du moment où tout le monde a reconnu que le Mali a raison, il va falloir relâcher les soldats.

« Pour nous, le plus important est fait car tous les Etats du monde ont reconnu que le Mali a raison. C’est pourquoi nous demandons à notre président de libérer ces gens-là…», soutenait le Malien Adama Diarra, premier responsable du mouvement Débout sur les remparts, par ailleurs membre du Conseil national de transition (CNT).

C’était le même son de trompette chez plusieurs personnalités qui ont été catégoriques dans leurs déclarations. C’est notamment le cas de Christine Lambrecht, la ministre de la défense allemande. «J’appelle les responsables maliens à libérer immédiatement les soldats ivoiriens», a-t-elle lancé, le 13 juillet, pendant qu’elle se prononçait sur les relations tendues entre le Mali et la Côte d’Ivoire.

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