Amon TANOH et Mabri TOIKEUSE: la Honte, connaît pas !

Ainsi donc, après Marcel Amon Tanoh, Mabri Toikeusse retourne auprès d’Alassane Ouattara.

L’un comme l’autre n’ont expliqué, ni à leurs partisans, encore moins à l’opinion, la raison qui les amène à ravaler toutes les critiques et injures à l’endroit d’Alassane Ouattara, qu’ils voient à nouveau comme « une chance pour la Côte d’Ivoire ».

Je pratique le journalisme depuis trois décennies, et ce qu’une partie de la classe politique ivoirienne nous donne à voir atteint le sommet de l’inqualifiable, moralement parlant, comme pour confirmer que la morale et la politique ne font pas bon ménage. Durant ma carrière de journaliste dans les grands médias internationaux, j’ai vu Paul Mba Abessole rallier le gouvernement Bongo après avoir combattu farouchement le président Gabonais. Plusieurs fois, Wade est entré dans l’exécutif sénégalais comme ministre d’état, pour ensuite démissionner avant l’élection présidentielle. J’ai été témoin de la lutte farouche menée par les Mountaga Tall et autres choguel maïga contre le gouvernement IBK, alors premier ministre d’alpha oumar konaré. S’il se sont par la suite alliés à IBK, ce ne fut qu’une fois que ce dernier est lui-même devenu opposant au parti de konaré.
En Côte d’Ivoire, gbagbo a été le plus irréductible défenseur de la citoyenneté ivoirienne et de l’éligibilité d’Alassane Ouattara lorsqu’ils étaient dans une alliance dite du « pacte républicain ». Mais une fois arrivé au pouvoir, il a repris à son compte tous les discours et la stratégie d’exclusion de M. Ouattara, sans pour autant que cela perturbe ses supporters.
Le jour de l’inauguration du 3e pont d’Abidjan, construit par Ouattara et baptisé « Pont Henri Konan Bedié », ce dernier affirmait dans un discours que la construction de ce majestueux ouvrage -à lui-seul- méritait plusieurs autres mandats pour le président Ouattara. Il s’est pourtant renié et s’est dédit, lorsqu’il s’est rendu compte que le chef de l’État ne lui transmettrait pas le pouvoir à l’issue de ses deux mandats. Du même Ouattara qu’il présentait en messie, il ne dépeint plus qu’un diable avec de longues cornes.
Tout ce qui précède n’est rien comparé à la honte dont se sont couverts amon tanoh et mabri toikeusse (on m’excusera que j’écrive leurs noms avec des minuscules, par mépris). Après avoir insulté publiquement Alassane Ouattara dont ils venaient de quitter le gouvernement et les hautes fonctions publiques qu’ils ont occupé pendant dix ans, ils ne se sont pas gênés pour annoncer leur retour auprès du président Ivoirien. Ces deux-là ont jeté l’opprobre sur toute leur descendance. Ils ont souillé leur famille, pour des générations. On parlera à jamais d’eux comme on le fait aujourd’hui de ces politiciens « essui-glaces », un jour à gauche, le jour suivant à droite. Il y a eu laurent dona fologo, il y a désormais également amon tanoh et mabri toikeusse.
Ce qui est vrai, est vrai !