Burkina Faso: 8 mois après le coup d’Etat, la Transition a toujours sa légitimité populaire.

Ce vendredi 23 septembre, c’était au tour du président du Faso Paul Henry Sandaogo Damiba, de s’exprimer à la tribune des Nations Unies. Pour lui, la transition a toujours sa légitimité populaire après 8 mois de gestion.

Dans son allocution, à l’occasion du 77ème Assemblée Générale de l’ONU, le président Paul Henry Sandaogo Damiba est revenu sur la genèse du coup d’Etat ayant déposé le régime Kaboré et son parti le MPP et porté le MPSR dirigé par des officiers de l’armée burkinabè au pouvoir. En effet, le président de la Transition burkinabè dit avoir constaté avec un groupe d’officiers patriotes  que la gestion du pays était chaotique. C’est ce qui a été l’élément déclencheur du coup de force intervenu le 24 janvier dernier, a en croire les propos du président du Faso. Les burkinabè dans leur ensemble ont applaudi l’avènement de ce coup et 8 mois après, ils ne regrettent pas l’arrivée des militaires au pouvoir pour mettre fin à « un régime démocratiquement élu mais chaotique » dans la gestion.

« Le 24 janvier 2022, un groupe de jeunes patriotes, s’est vu contraint de prendre ses responsabilités dans la gestion publique des affaires de l’Etat, face à la dérive de la gouvernance politique en place, à l’insécurité grandissante dans notre pays, à la désintégration progressive et continue de l’Etat, en mettant un terme à un régime démocratiquement élu, mais chaotique.

Loin de nous toute idée de nous justifier ou d’encourager des pratiques de déstabilisations ou de violations des ordres constitutionnels.

En effet, si dans l’absolu le mouvement du 24 janvier dernier est illégal, et peut-être répréhensible au regard des principes chers aux Nations Unies et à la communauté internationale dans son ensemble, nous pensons que cette interruption de l’ordre constitutionnel, au regard de ce qui prévalait, était nécessaire et indispensable. Elle était surtout une question de survie pour notre Nation.

C’est pourquoi, ce mouvement, axé sur la sauvegarde du territoire et la refondation, a connu une légitimité populaire réelle dans l’opinion publique dans notre pays. Ces enthousiasmes et adhésion populaires prévalent encore aujourd’hui à l’endroit des autorités de la Transition que je conduis depuis maintenant huit (08) mois. », a déclaré le président lors de son discours à l’ONU.

SOURCE: netafrique.net

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