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  • Institut Français d’Abidjan | ‘’Tirailleurs’’, réflexion sur les liens [familiaux] brisés par la guerre

    Institut Français d’Abidjan | ‘’Tirailleurs’’, réflexion sur les liens [familiaux] brisés par la guerre

    Volontaire dans l’armée française pour ramener – coûte que coûte – son fils auprès des siens, que serait-il advenu si Bakary Diallo (Omar Sy), parce qu’aveuglé positivement par la survie de son fils Thierno [mobilisé de force pour renforcer les troupes françaises engagées dans la première guerre mondiale] qui sera fait prisonnier avec le Lieutenant Chambreau par les Allemands, ne les avait pas libérés et permettre une offensive victorieuse de la force Française sur la colline stratégique tenue par les Allemands sur le front de bataille ?

     

    Tout comme Bakary – qui ne voulut se séparer de son fils ‘’quoiqu’il arrive’’, le Lieutenant Chambreau (Jonas Bloquet) y perd la vie au front de bataille. Mais, tous les honneurs reviendront au second, fils du Général Chambreau (joué par François Chattot). Point de mots pour Bakary. Juste une médaille pour Thierno. Une scène chargée d’émotions et d’amertume traduite suivie dans le mouvement de la caméra, par le visage fermé de Thierno. Les larmes qui s’en échappent, invitent chacun des spectateurs à vivre l’état d’âme du soldat. Malgré la victoire. Point de joie. Triste retour au pays pour Thierno, après plusieurs années loin des siens.

    Revient à l’esprit du spectateur, sans doute de Thierno, ce discours motivateur du Général Chambreau aux soldats mobilisés : « Africains du Haut Niger, du Sénégal, de la Guinée, du Soudan, vous allez contribuer à cette éclatante victoire ». Ce fut fait. Que dire des promesses d’après bataille : « Après cette bataille, vous ne serez plus des indigènes, vous serez des français ! ». Ce propos du Général de bataillon dans ‘’Tirailleurs’’ reste une promesse (encore d’actualité) que n’aborde pas film. Là n’est pas le propos du film. Il s’agit plutôt de raconter l’histoire d’un père (Bakary) et de son fils (fils) avec en trame de fond, le lien sacré de la famille africaine et des valeurs qui vont avec. Si de l’avis de spectateur, l’engagement de Bakary est une chose, se retrouver comme une logique sur le même front que son fils, en est une autre, invraisemblable. En cela, ‘’Tirailleurs’’ reste une fiction.

     

    Réalisé par Mathieu Vadepied, ‘’Tirailleurs’’ fait appel à la mémoire et raconte, du Sénégal aux Ardennes (site de tournage dans le département français de la région Grand Est), un fragment de l’histoire des Tirailleurs africains. Rappel de l’histoire, ils ont été près de 200.000 (tirailleurs) à s’être battus, entre 1914 et 1918, dans l’armée française.

     

    Des 23.000 tirailleurs ivoiriens recrutés, 14.500 en sont revenus, a rappelé l’historien ivoirien Alassane Diabaté, spécialiste de la première guerre mondiale. En Côte d’Ivoire, le film ‘’Tirailleurs’’a été projeté le 11 janvier 2023, dans la grande salle de spectacle de 629 places, de l’Institut Français d’Abidjan. ‘’Tirailleurs’’, nul ne voulait se le faire raconter et la salle de l’IFCI a même refuser du monde.

     

    Pour Ilboudo Paul, ancien combattant, le film ‘’Tirailleurs’’ qui raconte « beaucoup de choses » n’est qu’un pan de la réalité vécue, dans les tranchées. Car le film qui est une fiction, est différent de la réalité de la guerre elle-même. Une qualité du film de Mathieu Vadepied, s’accorde-t-il, ‘’Tirailleurs’’ présente ce qu’est la guerre. « Nul ne peut s’évader. Il faut combattre », témoigne l’ancien combattant.

    C’est sous cet angle que Mathieu Vadepied, le réalisateur, aborde la question des déserteurs (de guerre) qui finissent au bout d’une corde, pendus. Le prix à payer. Bakary s’en convaincra. Lui qui avait trouvé le moyen de s’évader, renoncera à un suicide programmé car son compagnon de fugue sera retrouvé pendu dans les bois. Ainsi, à la question de Bakary de savoir « comment partir d’ici ? », survivre à la bataille en est la réponse. Réaliste, Thierno le fils l’avait compris : « Il n’y a pas d’issue, papa ». C’est la guerre, il faut combattre.

     

    « Quand on dit la guerre, c’est la guerre. Il faut combattre pour t’en sortir », admet Ilboudo Paul, fiers d’avoir combattu. « Nous avons délivré la France, nous avons délivré le monde », affirme-t-il. De retour de la guerre d’Algérie en 1962, ses médailles qu’il arbore lui ont été décernées en Algérie, à la fin des années 60.

     

    De la tradition du film de guerre (en général), observe Serge Agnessan, écrivain, universitaire et spécialiste de littérature et de cinéma, « c’est l’une des premières fois où ce qui est mis en avant, c’est le lien. C’est cette réflexion sur ce que la guerre vient briser ».

    A la différence de ‘’Indigènes’’, réalisé par Rachid Bouchareb (2006) et qui aborde le sujet des soldats africains oubliés pendant la 2è guerre mondiale – l’effacement de la présence des soldats africains dans la mémoire de cette guerre –, Mathieu Vadepied met en avant le lien brisé. « C’est la raison pour laquelle, il y a le père et le fils. C’est une histoire de famille », souligné Serge Agnessan. Balary (père) ne cherche pas à faire la guerre. Il veut sauver son fils (Thierno).

     

    En voulant sauver Thierno, Bakary est atteint mortellement. Agonissant, le père dit à son fils : « Si tu veux me sauver, sauve-toi ». Ce qui se traduit par sauver un héritage, le nom de famille.

    «Sur ce point de vue, soutient Serge Agnessan, c’est un film qui est important et qui vient se démarquer de la plus part des films sur l’histoire des tirailleurs », dont ‘’Camp de Thiaroye’’ – réalisé par Sembène Ousmane (1987).

     

    Sans toutefois dévaluer l’importance de ‘’Tirailleurs’’ de Mathieu Vadepied qui raconte une mémoire africaine, le spécialiste de littérature et de cinéma milite pour une appropriation de « notre propre histoire ». « Il va falloir que nos ministères de la culture mettent l’accent sur le financement des films pour que notre mémoire soit prise en charge par nous-mêmes », plaide Serge Agnessan.

    Le film ‘’Tirailleurs’’ est sorti le 4 janvier 2023, en France.

  • Quand on refuse, on dit NON, sortie officielle du nouvel album de DIDIER AWADI ce 1er février 2023 à 18H00

    Quand on refuse, on dit NON, sortie officielle du nouvel album de DIDIER AWADI ce 1er février 2023 à 18H00

    « QUAND ON REFUSE ON DIT NON » ! Il a fallu cinq ans d’attente pour le retour d’un des pères fondateurs du hip hop Sénégalais : Awadi Didier.

    Après l’album MADE IN AFRICA sorti en avril 2018, DIDIER AWADI du POSITIVE BLACK SOÛL signe un come-back retentissant avec un septième album intitulé: «QUAND ON REFUSE ON DIT NON».

    Ce titre est emprunté au roman de l’écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma, une manière de lui rendre hommage.

    CONTACT D’INFORMATION:
    Studio Sankara | Tél.: +221 77 270 70 08 / +221 77 569 88 07

  • NÉCROLOGIE: Angelo Dogba, l’un des précurseurs du RAP ivoirien est décédé !

    NÉCROLOGIE: Angelo Dogba, l’un des précurseurs du  RAP ivoirien est décédé !

    Les Arts urbains de Côte d’Ivoire sont en deuil: Angelo Dogba de son nom à l’état civil, Ange Romain Akou est décédé aux Etats-Unis. Rappeur originaire de la Côte d’Ivoire, Angelo DOGBA est l’un des précurseurs du RAP made in Côte d’Ivoire.

    La Rédaction de FARAFINET présente ses condoléances les plus attristées à sa famille biologique et la la grande famille des Arts de Côte d’Ivoire.

  • Rotonde des Arts | Dapper expose ‘’L’art dans la cité’’ abidjanaise

    Rotonde des Arts | Dapper expose ‘’L’art dans la cité’’ abidjanaise

    C’est ce mercredi 25 janvier 2023 que se tient à la Rotonde des Arts Contemporains située Plaza Nour Al Hayat, à Abidjan – Plateau, ‘’L’art dans la cité’’. Une exposition (peinture, photographie, sculpture, vidéo, installation) qui est conçue par la Fondation Dapper et organisée en partenariat avec la Rotonde des Arts. Placée sous le commissariat de Aude Leveau Mac Elhone, ‘’L’art dans la cité’’ présente(ra) les travaux de plus d’une vingtaine d’artistes, issus de la Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal, Afrique du Sud, Kenya, Nigeria, Benin, Cameroun, Congo.

     

    Ladite exposition est montée et présentée en trois sections (de villes). A savoir : « Villes vivantes » qui témoignagera de  « l’énergie insufflée par la vie citadine » et dans laquelle section interviendront, entre autres, les artistes Allé Assi, Julie Djikey, Malick Kébé (tous de Côte d’Ivoire), Nobukho Nqaba (Afrique du Sud) ; Dans la section « Villes de résilience », les difficultés rencontrées par les citadins sont abordées par les plasticiens Armand Boua, Désiré Mounou, Salif Traoré, John Wessels, Pamela Tulizo…

    La troisième section intitulée « Villes mémoires » convoque les photographes François-Xavier Gbré (Côte d’Ivoire) et Vincent Michéa (France – Dakar), le sculpteur de mode Prince Toffa (Bénin), le plasticien Pascal Konan (Côte d’Ivoire), l’architecte designer nigérian Olalekan Jeyifous… Chacun dans sa création, interpelle la mémoire (passé – futur) et (re)construit l’histoire individuelle et collective.

     

    Les artistes qui prennent part à « L’art dans la cité », ont tous été sélectionnés par la Fondation Dapper. Une exposition à voir à la Rotonde des Arts Contemporains, à Abidjan (Côte d’Ivoire).

  • FOCUS ASSEP – Maison de la Presse : contre la mauvaise gestion, l’État doit sévir

    FOCUS ASSEP – Maison de la Presse : contre la mauvaise gestion, l’État doit sévir

    La colère est montée d’un cran lorsque le bureau légitime dirigé par Ousmane Dao a osé poser le problème de la gestion de l’aide publique allouée à la presse par l’État. Depuis ce jour-là, certains confrères sentant leur mort sont entrés en contestation contre ledit bureau. Aujourd’hui, les plus hautes autorités sont interpellées pour ouvrir des enquêtes contre nos confrères indélicats. Près de 291 millions de F CFA détournés. Depuis l’élection de Dramane Aliou Koné, à la présidence de l’Association des éditeurs de la presse privée (ASSEP) et à la présidence de la Maison de la presse, ce fut le festival de brigands. Son passage à la présidence des deux (02) faitières fut des plus calamiteux.

    Dramane Aliou Koné, affectueusement appelé par ses intimes DAK, s’est bougrement enrichi sur le dos de ses confrères. De peur d’être rattrapé par la justice, DAK, membre du Conseil national de la transition (CNT), serait en fuite à Abidjan.Quant à l’actuel président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté, il refuserait de partager la somme à sa disposition en laissant entendre que l’État ne donne que des miettes à la presse. De grâce, les confrères ont besoin de ces miettes. Dans le cas contraire, l’État doit montrer ses muscles dans ce dossier brûlant de l’heure. Avec ces affaires sales, la presse est aujourd’hui une honte.

    ASSEP: des agitateurs pour se sauver et protéger leurs Complices

    Ils sont nombreux dans le soi-disant bureau dit provisoire de l’Association des éditeurs de la presse privée (ASSEP) à trainer des casseroles. Il s’agit de cet agitateur qui a abandonné en plein vol la lutte contre les délinquants fonciers de la Cité de la presse au motif qu’un de ses parents a gracieusement bénéficié d’une parcelle de la part du président Dramane Aliou Koné. Il a-t-il intérêt à ce que la lumière soit faite sur l’affaire des parcelles de la Cité de la presse ?

    À vous de juger.Un autre a fait disparaître entre le siège de Orange-Mali et celui de la Maison de la presse une tonne de sucre offerte (mois de ramadan) par cette société de téléphonie mobile aux journalistes. Il a aussi détourné le bœuf offert à la presse à la veille d’une fête de Ramadan. Peut-on faire confiance à ce dernier qui a trahi Dieu et ses confrères ?Cet autre agitateur transforme une des chambres en magasin durant le mois de ramadan pour stocker les vivres donnés par la Fondation d’un homme pieux à la presse. Un autre agitateur a détourné les fonds d’une grande boîte du ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales alloués à la presse. Il a fait signer un contrat à une société agro-industrielle près de 20 millions de F CFA au nom de l’ASSEP. Et par la suite, il a détourné cet argent. Allez-y faire un tour sur la route de Sénou, non loin de l’Office National des Produits Pétroliers (ONAP). La liste est loin d’être exhaustive.

    Le Sénégal, pays des hommes éclairés

    L’enseignement a fait du Sénégal un pays des hommes éclairés .Ce pays a toujours occupé une situation privilégiée dans l’organisation de l’enseignement en Afrique. Parce qu’il était le plus ancien territoire français d’Afrique noire, c’est lui qui fut le plus rapidement doté d’écoles. Faidherbe ouvrit la première d’entre elles dès 1817 et organisa l’instruction, tant missionnaire que laïque. Il fonda aussi «l’école des otages» plus tard rebaptisée en école «des fils de chefs» où n’était admise que l’aristocratie traditionnelle.Au début de notre siècle, le Gouverneur William Merleau-Ponty créa le lycée Faidherbe de Saint-Louis (1910) et une École normale à Gorée, école qui devait, par la suite, former la plupart des dirigeants de l’Afrique d’expression française. Plus tard, un autre lycée fut ouvert à Dakar et, en 1950, un Institut de hautes études (IHE) qui était rattaché aux Universités de Paris et de Bordeaux et qui préparait au doctorat en médecine à la Licence en Droit ainsi qu’à quelques certificats de Lettres et de Sciences.En 1957 enfin, une Université française destinée aux étudiants de l’Afrique occidentale française était inaugurée à Dakar. Le Sénégal comptait à l’époque le plus grand nombre d’intellectuels en Afrique noire. En 1960, le taux de scolarisation était d’environ 28%Enseignement au Mali.

    En 1960, le taux de scolarisation (calcul UNESCO) était encore très faible: 10%, et l’analphabétisme atteignait 95% de la population totale. La même année, le Mali disposait en moyenne quarante et un (41) maîtres pour 100 000 habitants. L’alphabétisation était à ses débuts à la fin de la colonisation.En 1960, 10% seulement des enfants maliens étaient scolarisés alors que la proportion était à la même époque de 35% pour l’ensemble du Sénégal, avec des pointes de 80% à Dakar et de 90% à Saint Louis.

    Les mêmes différences apparaissent au plan de la santé. L’enseignement est à la traîne au Mali: 350 636 élèves dans les classes fondamentales, en 1978 (75 000 en 1962), 7800 classes, en 1978 (1 500 en 1962), 3 752 étudiants, en 1977 (104 en 1964), 35 000 adultes alphabétisés en langues nationales, répartis dans plus de 1 300 centres, témoignent de l’énorme effort de scolarisation entrepris, depuis 1962. Cet effort qui devait être fait par l’État est malheureusement anéanti par la privatisation de l’enseignement.

    Sénégal en 1916: les ressortissants des communes de Dakar, Saint-Louis, Rufisque et Gorée avaient la citoyenneté française

    La Loi du 28 septembre 1916 apportait donc une exception à ce principe en attribuant la citoyenneté française aux natifs des quatre (04) communes de plein exercice du Sénégal. Saint-Louis, Dakar, Gorée et Rufisque. Peu d’Africains bénéficiaient à cette époque du privilège de la citoyenneté française intégrale. En vertu d’une loi du 24 avril 1833, les habitants des colonies françaises étaient des «sujets français» privés des droits politiques et de la plupart des libertés publiques.

    Source : L’inter de Bamako

  • Musique & Distinction | ‘’Alpha Blondy et moi, avons inventé les clips vidéos’’, Georges Taï Benson

    Musique & Distinction | ‘’Alpha Blondy et moi, avons inventé les clips vidéos’’, Georges Taï Benson

    En reconnaissance de ses actions en faveur de la promotion économique, sociale, culturelle et touristique de la Ville historique de Grand Bassam, le chanteur Alpha Blondy a été fait « Citoyen d’honneur » de ladite ville, le 13 janvier 2023.

    Un grand honneur pour l’artiste qui, quand il dédiait par amour à la ville son dixième album de 14 titres intitulé « Grand Bassam Zion Rock » (Wagram Music, 1996), n’attendait en retour une telle reconnaissance. Ce fut fait. Et, celui qui l’a pensé et réalisé avec son entourage, n’est autre que le maire Jean-Louis Moulot, fils de Grand Bassam.

    Ambassadeur de la ville historique, Alpha Blondy l’est désormais. « Je vous remets, au nom du Conseil Municipal, la médaille d’honneur de la ville de Grand Bassam, et vous élève au rang de citoyen d’honneur… Soyez donc notre Ambassadeur partout où vous serez », a traduit le maire.

     

    Dans ledit album, est extrait le chant-titre « Grand Bassam« , dont le charme, sa plage – en référence à Assoyam Beach – la belle vie et le bon vivre, sont chantés en anglais, sur un accent musical très rock. D’ailleurs, style de musique de cœur du chanteur qui a fait le choix du reggae.

     

    « I’m on my way, my way / My way to Grand Bassam ! », invite-il à la découverte. À Grand-Bassam, le chanteur y avait pris, à l’époque, ses quartiers (Azureti) et l’on se souvient encore de son Festival d’Abidjan (FESTA / 1994, 1998) devenu en 2008 FESTAR – Festival de la Réconciliation, la Réunification et la Reconstruction.

     

    Lors de cette cérémonie émouvante, marquée par le témoignage, les confidences et l’humilité du journaliste Georges Taï Benson (fils de Grand Bassam) – premier producteur de l’album sorti en 1982,  « Jah Glory » de Alpha Blondy – lui qui a fait les beaux jours de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) et que beaucoup (comme Alpha) appellent le Boss, a instruis le public sur leur ingénieuse contribution à la vitalité de l’écosystème musical, en Côte d’Ivoire.

    « En ce qui concerne la télévision, je pense, sans forfanterie aucune, que Alpha Blondy et moi, nous pouvons nous targuer d’avoir inventé ce qu’on appelle aujourd’hui les clips vidéos. Tu te rappelles ? (Alpha qui acquiesce avec grand sourire). Nous avons inventés les clips vidéos. Et vraiment, Alpha me fait plaisir », a rappelé Georges Taï Benson (GTB). Fiers de qu’est devenu le « vagabond » Alpha Blondy, la pierre rejette, devenue la principale : « icône universelle du reggae après le pape Bob Marley ».

     

    « C’est Dieu qui m’a inspiré pour, un jour, rencontrer cet énorme icône que je salue bien bas aujourd’hui », a-t-il confessé. Gratitude et reconnaissance. De ce que sont devenus les médias et la population, adeptes des « Bad Buzz », GTB appelle à en sortir pour privilégier la valeur humaine. « Prenez exemple sur Alpha Blondy. Prenez exemple sur sa vie, marchez dans ses pas, imitez ce qu’il est en train de réaliser au cours de sa vie. Alpha est fort, Alpha est fantastique, plein de gratitude », à conseillé, sous fond de témoignage, GTB.

  • Appel à candidature – DG MASA | Koné DODO, pas intéressé

    Appel à candidature – DG MASA | Koné DODO, pas intéressé

    Le poste de Directeur général du Marché des Arts du spectacle d’Abidjan (MASA) est vacant depuis le 2 novembre 2022. Date à laquelle, suite à une décision du Conseil d’Administration, le Directeur général sortant YAPI Hervé Patrick (16 juin 2021 – 3 novembre 2022) a passé la main à l’intérimaire GALATY Florent – Directeur de Cabinet du Ministère de la Culture et de la Francophonie.

     

    Depuis l’annonce, début janvier 2023, de l’appel à candidature pour le recrutement d’un(e) Directeur (trice) Général(e) du MASA qui mènera à bien ses projets, des lobbyistes se sont mis en place pour susciter des candidatures de personnes dont le profil et les qualités (intégrité, rigueur, force de conviction et de proposition) seraient ceux recherchés pour ce poste de Directeur général.

     

    C’est le cas de Koné DODO, Directeur général du Palais de la Culture Bernard B. Dadié (depuis 2011) – précédemment Conseiller Artistique chargé de la Musique au sein du Comité artistique du MASA – dont le nom est évoqué depuis quelques jours.

     

    Pour ne pas alimenter la polémique sur une quelconque candidature, le diplômé de l’Université des Sciences Sociales de Grenoble en France, par ailleurs administrateur économique, producteur et éditeur de Musique (Label DISQUEKONE) a confié mercredi à Farafinet.com : « Je ne suis candidat en rien. Il faut que cela soit clair».

     

    Depuis le 10 janvier, jusqu’au au 31 janvier 2023 à 00h00 GMT (date de clôture), ceux ou celles qui désirent faire acte de candidature, sont invités à adresser un Curriculum Vitae (CV), une lettre de motivation, les prétentions salariales en précisant en objet « recrutement Directeur/Directrice du MASA, selon la procédure de soumission indiquée par ledit appel à candidature.

     

    C’est en 1990 que le Marché des Arts du Spectacle Africain – devenu Marché des Arts du Spectacle d’Abidjan (MASA), a été officiellement créé lors de la deuxième Conférence des ministres de la Culture et de la Francophonie qui s’est tenue à Liège (Belgique).

    En janvier 1999, le Gouvernement Ivoirien et le MASA ont signé un accord qui fixe son siège à Abidjan.

     

  • Les soldats ivoiriens détenus au Mali libérés, la crise levée et quelques dessous dévoilés

    Les soldats ivoiriens détenus au Mali libérés, la crise levée et quelques dessous dévoilés

    La crise aura duré près de six mois, mettant aux prises le Mali et la Côte d’Ivoire, impliquant une bonne partie des chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest, inquiets d’une escalade entre voisins, et suscité la confusion des Nations unies. Comme un feuilleton aux multiples rebondissements et qui ne semblait jamais devoir s’achever, celle-ci aura même pris un nom : « l’affaire des 49 soldats ivoiriens ». Elle s’est conclue le 7 janvier par le retour à Abidjan des 46 derniers membres des forces spéciales encore détenus à Bamako, graciés un jour plus tôt par le chef de la junte malienne, le colonel Assimi Goïta, après leur condamnation à vingt ans de prison pour « attentat et complot contre le gouvernement » et « atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat ».

    Leur arrestation à leur arrivée à l’aéroport de Bamako le 10 juillet 2022 – ils étaient alors accompagnés de trois collègues féminines, libérées en septembre en guise de « geste humanitaire » –, puis leur présentation par le gouvernement malien comme des « mercenaires » cherchant à « déstabiliser la transition », avait provoqué la stupeur générale, alors que le Mali profitait depuis à peine une semaine de la levée des sanctions financières de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

    Pourquoi, en effet, après sept rotations précédentes n’ayant posé aucun problème depuis 2019, des militaires ivoiriens venus appuyer le contingent allemand de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), se retrouvaient-ils la cible de telles accusations ? Au sein de la présidence ivoirienne, certains y ont vu la main du nouvel allié de Bamako : les paramilitaires russes du groupe Wagner, espérant ainsi affaiblir la Côte d’Ivoire, alliée de Paris dans la région. La Minusma ainsi que l’Allemagne, qui a sollicité la venue de ces soldats, sont jusqu’ici restées silencieuses sur cette affaire et le statut de leurs partenaires. Alors qu’Abidjan affirme depuis les premiers jours de la crise que ses soldats étaient déployés dans le cadre d’un accord de partenariat signé avec l’Allemagne en juillet 2019, puis validé par les Nations unies, pour assurer la logistique et la sécurité sur la base onusienne de l’aéroport de

    LIRE L’ARTICLE SUR LE SITE DE L’AUTEUR: https://www.lemonde.fr/afrique/article/2023/01/18/les-soldats-ivoiriens-detenus-au-mali-liberes-la-crise-levee-et-quelques-dessous-devoiles_6158405_3212.html

  • Faux streams, vrai phénomène : le CNM, avec les professionnels pour lutter contre la fraude

    Faux streams, vrai phénomène : le CNM, avec les professionnels pour lutter contre la fraude

    L’enjeu est important dans notre pays comme dans le reste du monde : le développement des services musicaux, gratuits et financés par de la publicité, ou sur abonnements payants, individuels ou familiaux, constitue une formidable opportunité pour la filière musicale, après de longues années de crise. Selon la Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI), les revenus du streaming par abonnement payant et financé par la publicité représentaient en 2021 65% des revenus mondiaux de la musique enregistrée ; en France, avec plus de 500 millions d’euros, le numérique contribue à 70% de la valeur totale du marché en 2021 contre 10% en 2011 (source SNEP). Cette croissance aiguise les appétits et stimule la créativité de celles et ceux qui cherchent à abuser du système.

    La multiplication de faux streams, c’est-à-dire les procédés permettant d’augmenter artificiellement le nombre d’écoutes ou de vues pour générer un revenu, est, ni plus ni moins, du vol : dans un système reposant sur le market centric, dans lequel la rémunération des ayants droit résulte, pour chaque titre, de la part qu’il représente dans l’ensemble des écoutes du marché national sur une année, celui qui gonfle ses chiffres d’écoute retire une part de rémunération à tous ceux qui ne trichent pas, en contribuant à faire baisser la rémunération moyenne par stream de tous les ayants droit. Il était donc très important de vérifier la réalité de ces phénomènes, de les décrire et les qualifier, d’en mesurer l’impact sur le marché et de rechercher les moyens de lutter contre ces fraudes. C’est à cela que le CNM s’est attaché, à la demande du ministère de la Culture.

    De longs mois de travail ont été nécessaires pour convaincre les acteurs du secteur – plateformes, distributeurs, organismes de gestion collective, producteurs, éditeurs de musique, organisations professionnelles, médias, avocats – de coopérer, notamment pour parvenir à des définitions communes de ces phénomènes, pour partager les diagnostics et les données et pour bâtir une feuille de route. Deezer et Qobuz, d’abord, Spotify également, se sont engagés dans la démarche en transmettant la volumétrie globale des fausses écoutes détectées sur le marché français ainsi que des données plus détaillées sur la base des 10 000 titres les plus écoutés. Ces données ont été complétées par des données de certains distributeurs, représentant au global la majorité du marché français.

    Il faut en revanche regretter que des acteurs comme Amazon Music, Apple Music et YouTube n’aient pu ou souhaité partager leurs données suivant le périmètre d’observation défini, malgré toutes les garanties de confidentialité que le CNM leur apportait. Un manque de coopération avait déjà été relevé au moment de l’étude de 2021 sur la répartition de la valeur sur les plateformes (« User centric vs Market centric »). En outre, pour Qobuz, Deezer et Spotify, les différences de méthodes de détection, de périmètres, d’outils, ont rendu l’analyse très difficile et expliquent de nettes différences dans les résultats respectifs. Gageons qu’à l’avenir toutes les plateformes s’engageront pleinement dans les prochaines études du CNM, dans une logique de transparence et de coopération, indispensable au bon fonctionnement de la filière et à la confiance dans son modèle économique.

    Quelques conclusions principales peuvent être tirées de l’étude.

    1. La manipulation des écoutes en ligne est une réalité.

    Fausses écoutes dépassant le seuil de comptabilisation de 30 secondes opérées par des robots ou des personnes physiques, fausses playlists, ajouts de titres sur les plateformes, sont des usages désormais assez bien connus. Fermes à streams, piratages de comptes, l’imagination des pirates est riche et évolutive, au point que les parades imaginées et mises en œuvre par les plateformes au premier chef, mais aussi les distributeurs et ayants droit de la musique, se doivent non seulement de constamment évoluer et s’améliorer, mais aussi d’anticiper toute contre-offensive des fraudeurs.

    Les données communiquées par les plateformes et les contributions des professionnels permettent d’établir que ces pratiques se sont largement répandues : à des degrés variables, des irrégularités sont relevées, dans le catalogue des majors, des labels indépendants de toutes tailles, dans le répertoire français comme dans le répertoire international, pour des nouveautés comme pour ce que l’on appelle le back catalogue (c’est-à-dire, dans le cadre de l’étude, les titres de plus de 36 mois), dans le hip-hop comme dans le pop/rock, le classique, la chanson française ou les musiques d’ambiance.

    Selon les données de Deezer et de Spotify, la fraude détectée se situe ainsi à plus de 80% au niveau de la longue traîne (au-delà du top 10 000) et, selon les propos des professionnels, pourrait être liée à la volonté d’ayants droit à notoriété limitée d’émerger dans une offre très riche ou à une stratégie de « parasitisme » consistant à générer des revenus artificiels de faible volume, mais sur la durée, en demeurant sous les « radars ». S’agissant des « tops », on peut également formuler deux hypothèses, alternatives ou cumulatives : soit les titres les plus écoutés sont proportionnellement moins concernés par ces pratiques frauduleuses, soit ils sont l’objet de techniques de fraudes plus difficilement détectables, visant non pas à créer un volume très important de fake streams sur l’ensemble de l’année, mais à optimiser un classement à court terme à des fins de meilleur référencement.

    2. Sur la base des données communiquées par Deezer, Qobuz, Spotify (avec des méthodologies de détection différentes) et un panel de distributeurs (Universal, Sony, Warner, Believe et Wagram représentant plus de 90% du top 10 000 Spotify et plus de 75% du volume de streams global réalisé sur Deezer), le rapport établit que, en France, en 2021, entre 1 et 3 milliards de streams, au moins, sont faux, soit entre 1 et 3% du total des écoutes.

    Il faut ici souligner que le CNM s’appuie, pour ce constat, sur les streams frauduleux détectés par les plateformes et éliminés du partage des droits. Il est certain que la réalité des faux streams dépasse ce qui est détecté, sans qu’il soit pour autant possible de parvenir à un chiffrage précis… puisqu’ils n’entrent pas dans le champ de la détection. Tous les chiffres qui circulent dans les médias, très supérieurs à 3%, ne reposent sur aucune donnée établie et démontrée… ce qui ne nous permet pas pour autant de les contredire.

    À côté de ces milliards de streams frauduleux, l’ampleur de la non-détection doit ainsi être soulignée. Les méthodes utilisées par les fraudeurs évoluent et ne cessent de se perfectionner, et la fraude semble être de plus en plus aisée à commettre. Certains professionnels ont indiqué être directement démarchés par des prestataires présentant leurs offres d’augmentation artificielle de streams, et Deezer constate une hausse de la fraude détectée en 2022.

    3. Dans le détail, les éléments suivants se dégagent plus particulièrement au sein des top 10 000.

    Toutes les esthétiques sont touchées par ce phénomène, du hip-hop/rap à la chanson française, la pop le rock/métal ou encore le classique et aucun de ces genres ne doit être pointé du doigt et dans des proportions cohérentes avec leur part de marché.

    Si l’on entre dans le détail sur Spotify et Deezer, la très grande part des streams détectés provient du hip-hop/rap. C’est assez logique puisqu’il s’agit des genres les plus écoutés (plus de 50% du top 10 000 sur Spotify et 40% sur Deezer). Ainsi, le hip-hop/rap représente 84,5% des streams détectés sur Spotify et 27,7% sur Deezer. Pour autant, rapportés au nombre total d’écoutes de titres hip-hop/rap, ces streams frauduleux ne représentent qu’un très faible pourcentage, 0,4% sur Spotify et 0,7% sur Deezer, quand la part des streams détectés comme frauduleux sur l’ensemble des écoutes d’un genre donné est nettement plus élevée sur les musiques d’ambiance (4,8% sur Deezer) et les titres non musicaux (3,5%). Cette tendance se confirme en observant les données des distributeurs.

    En termes d’ancienneté du catalogue, sur le top 10 000 Spotify (agrémenté par les données des distributeurs), 96 % de la détection provient de la nouveauté et 93 % du catalogue local français. La part de streams détectés sur les nouvelles sorties locales, s’élève à 0,46%. Sur le top 10 000 Qobuz elle est à 1,18% et 0,75% sur Deezer.

    4. Face à ce phénomène, il faut saluer la mobilisation croissante de tous les acteurs sollicités par le CNM.

    Tous ont conscience des enjeux quant au développement du streaming payant. Dans un contexte où le taux de pénétration de ces services dans les foyers français connaît encore une marge de progression en comparaison avec nos voisins anglais, allemands, ou même américains , et où les questions de pouvoir d’achat peuvent, dans les familles, appeler des arbitrages défavorables à la musique payante en ligne, l’éventuelle défiance des utilisateurs face à des systèmes laissant la place à la triche est un risque à ne pas sous-estimer.

    De plus, plusieurs professionnels de la filière indiquent qu’à présent, ils ne peuvent se fier aux performances des artistes sur une plateforme (pour signer un artiste en label, le programmer en concert ou en radio), et force est de constater qu’un manque de confiance s’installe entre les acteurs.

    Enfin, pour les artistes eux-mêmes, au-delà de l’effet sur l’image de ceux suspectés de triche, les streams frauduleux perturbent les profils algorithmiques et affaiblissent les taux d’engagement, ce qui réduit la capacité de recommandation d’un artiste en fournissant des informations trompeuses puisque, bien évidemment, les faux utilisateurs ne se comportent pas comme les fans habituels.

    Depuis le lancement de l‘étude à l’été 2021, le CNM a ainsi pu constater la mobilisation croissante des plateformes, des distributeurs et producteurs face à cette problématique, celle-ci se traduisant pour certains d’entre eux par la mobilisation d’équipes dédiées et l’accroissement des ressources dédiées à la lutte contre ces manipulations.

    5. Cette dynamique doit être amplifiée et au-delà de la détection, il convient de s’interroger sur les modalités de sanction des pratiques frauduleuses.

    Au pénal, comme au civil, le droit applicable offre une palette de voies de droit susceptibles d’être utilisées par les personnes morales ou physiques lésées par de telles manipulations. L’escroquerie, l’accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données (STAD), la pratique commerciale trompeuse au titre de la responsabilité pénale, mais aussi la responsabilité délictuelle, le non-respect des conditions contractuelles ou des conditions générales d’utilisation, l’atteinte au droit des marques, la concurrence déloyale au titre de la responsabilité civile peuvent permettre à la justice de se prononcer. Néanmoins, une difficulté majeure demeure : dans la plupart des cas, le commanditaire à l’origine de la demande de manipulation des streams sera rarement identifié et identifiable.

    Dans ce contexte, des actions concertées au niveau professionnel sont nécessaires pour amplifier celles engagées pour lutter contre la fraude. Le CNM propose l’élaboration d’une charte interprofessionnelle de prévention et de lutte contre la manipulation des écoutes en ligne. Adopté par les acteurs de la filière de la musique enregistrée, ce document permettrait notamment d’arrêter une définition précise de ces pratiques et de sensibiliser tous les professionnels, jusqu’aux artistes, aux risques juridiques associés à ces manipulations et enfin de formaliser et d’harmoniser des processus d’alerte, ainsi que des sanctions graduées.

    De plus, dans la même logique et en étroite concertation avec l’ensemble des parties prenantes, appuyées sur les compétences d’un tiers de confiance, pourraient être réalisés un audit de données et des méthodes de détection et, en collaboration avec le Pôle d’expertise de la régulation numérique (PEReN) du ministère de l’Économie, un diagnostic de transparence. Avec la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), la pertinence des différents dispositifs de répression existants pourrait être rappelée avant d’envisager, le cas échéant, des mesures spécifiques.

    En tout état de cause, le CNM réunira désormais régulièrement un comité de suivi des mesures de prévention et de lutte contre les manipulations des écoutes, et une nouvelle étude sera réalisée en 2024 pour s’assurer de leur efficacité.

    Jean-Philippe Thiellay
    Président du Centre national de la musique

    Lire l’article sur le site de l’auteur: https://cnm.fr/faux-streams-vrai-phenomene-le-cnm-avec-les-professionnels-pour-lutter-contre-la-fraude/

  • Hizy Stone. Demolition – “ Prod By DJ Pain 1 “

    Hizy Stone. Demolition – “ Prod By DJ Pain 1 “

    Record producer and DJ from Madison, Wisconsin. He has produced for artists including Young Jeezy, 50 Cent, Schoolboy Q, Ludacris, Lil Baby, Sarkodie, Rick Ross, Public Enemy, Nipsey Hussle,and Hizy Stone I leased a beat to a rapper and the song got synched by a film company. (Murder by Numbers) is an album by American rapper 50 Cent, Lights Down Low (feat. Cardi) Trunk Full (feat. Gucci Mane)

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