Masa JAZZ Festival │ Scène NZassa portée par Oswalt Kouamé

MASA 2022

La scène du Masa JAZZ Festival s’est ouverte le 6 mars 2022, à la salle Lougah François du Palais de la Culture Bernard Dadié de Treichville. En tête d’affiche, le musicien ivoirien Oswalt Kouamé et le groupe N’zassa composé d’une dizaine de musiciens d’horizons divers : Amazonie, Japon, Côte d’Ivoire, Ghana. Un brassage culturel qui donne son nom au groupe : N’Zassa (mélange).
Avant lui, il y a eu le Trinity band, un quartet de jeunes musiciens porté par Steven Amoikon, à la guitare et le Trio Yuru (Out, kora et N’goni).

Quand le rideau s’ouvre sur le N’Zassa groupe, scène de Tap danse. Une intro qui fait un intervenir le saxophone alto de l’Ivoirien Isaac KEMO. C’est la découverte d’un style « Kawazakiste » comme aime à le dire Oswalt Kouamé.
Véritable showmaker, Oswalt, très agile sur scène offre un spectacle dans lequel la musique se conte, se lit de façon sonore. Car, s’il ouvre un livre dans son spectacle, ce n’est pas pour lire une page d’histoire du Jazz – comme l’a fait si bien avant lui le journaliste et écrivain Balliet Bléziri Camille – c’est pour laisser résonner délicatement la mélodie dans l’exercice d’un rapide parcours des pages.

Dans cette fusion, Oswalt et le N’Zassa groupe partagent avec le public des titres de leur répertoire (Gnefongui – Grâce à Dieu, Equilibre) et reprennent dans leur style, quelques classiques. Tout comme « Bomo » de l’Ivoirien Meiway ou le High life.

Sur scène, parmi les musiciens qu’il a bien voulu compter – sinon convier – au sein du N’Zassa, le saxophoniste alto Isaac KEMO, la chanteuse Tyrane, le balafoniste Souleymane Diabaté de Djarabikan Balafon. Avec eux et l’ensemble des instrumentistes, Oswalt est comme pris par la transe tant chacun dans son jeu fait « le job ».


Président de l’ONG Solidarité Tokyo- Côte d’Ivoire, Oswalt Kouamé est, a rappelé Balliet Bléziri Camille, « l’un des rares musiciens africains et Ivoiriens qui, vivant au Japon, n’a pas arrêté de jouer devant l’Empereur Hiro Ito. Il a dû faire le travail pour en arriver là ».

Koné SEYDOU

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