Ouagadougou : « Des pourparlers sont en cours… », annonce Paul-Henri Sandaogo Damiba

Théâtre d'un coup d'Etat le 24 janvier dernier, le Burkina Faso, est à nouveau dans l’incertitude.

Alors que la situation reste toujours incertaine, de nouveaux éléments viennent d’apparaître sur les évènements en cours dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, coutumier de putschs militaires, depuis son accession à l’indépendance en 1960.

Des soldats des Forces spéciales, une unité d’élite de l’armée Burkinabé seraient à l’origine des bruits de bottes en cours à Ouagadougou sous tension ce vendredi 30 septembre 2022.

Selon Jeune Afrique qui cite des sources sécuritaires, ils réclameraient notamment le paiement de primes qui leur avaient été promises.

Dans un communiqué publié il y a peu, la Présidence du Faso a annoncé que des pourparlers sont en cours pour ramener le calme et la sérénité.

« Le Président du Faso, Chef suprême des Forces armées nationales, le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA,au regard de la situation confuse créée suite à un mouvement d’humeur de certains éléments des Forces armées nationales ce vendredi 30 septembre 2022 à Ouagadougou, invite les populations à observer la plus grande prudence et de rester calme face à certaines informations qui circulent notamment sur les réseaux sociaux.

Des pourparlers sont en cours pour ramener le calme et la sérénité. L’ennemi qui attaque notre pays ne souhaite que la division entre Burkinabè pour accomplir son action de déstabilisation ».

Les détonations ont commencé vers 4h30 dans le camp militaire Baba Sy, quartier général du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), la junte au Pouvoir depuis le 25 janvier dernier.

Selon la presse locale, des scènes de liesses spontanées ont éclaté dans la zone Ouaga 2000 où certains manifestants réclament la libération du lieutenant-colonel Zoungrana, accusé d’avoir fomenté une tentative de coup d’Etat le 12 janvier dernier, soit douze jours avant la chute de Roch Marc Christian Kaboré.

Accusé à l’époque, de tentative de déstabilisation des Institutions, cet officier est en détention depuis.

A propos des manifestations spontanées, certains manifestants arborent des drapeaux Burkinabé et Russes. Ils fustigent une sorte de collusion entre la junte et la France. Pour eux, le coup d’Etat est déjà consommé.

« On a eu des éléments qui confirment que le coup a été consommé. Qu’il soit consommé ou pas, nous sommes déjà sortis, et on ne va plus reculer pour notre pays », s’est-il exprimé un leader d’un mouvement de la société civile, interrogé par Wakatséra

A suivre…

Diallo Boubacar
Pour Africaguinee.com

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