SOUTENANCE DE THESE EN MEDECINE : Abou Sogodogo a fait son passage devant le jury avec brio

C’est avec un thème d’actualité : « Facteurs associés à la non vaccination contre la COVID-19 chez les étudiants de la Faculté de Médecine et d’Odonto-Stomatologie (FMOS) », que le désormais Dr Abou Sogodogo a présenté sa thèse devant les membres de jury de la FMOS, le samedi 23 juillet 2022.

Dans le résumé de sa thèse, Sogodogo informe que la COVID-19 est une infection causée par le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2), il a été décrit pour la première fois sur la base d’un groupe de cas en Chine constituant une crise mondiale de santé publique. Au 19 juillet 2022, plus de 561.156.416 de cas confirmés de covid-19 et 6.365.510 cas de décès avaient été signalés à l’OMS et 12.130.881.147 de doses de vaccins administrée au plan mondial. Au Mali 31.203 cas positifs et 737 décès cas guéris ont été enregistrésoit un taux de létalité de 2,36%. Les vaccins restent le meilleur moyen pour limiter la propagation de la COVID-19 affectés par de nombreux facteurs. Il renchérit que L’objectif est d’étudier les facteurs associés à la non vaccination contre la COVID-19 chez les étudiants de la FMOS du Mali en 2022.

‘’Il s’agissait d’une étude transversale analytique allant du 1 janvier 2022 au 31 mars 2022. Elle a inclus 1931 étudiants âgés d’au moins 18 ans inscrits à la FMOS au titre de l’année universitaire 2020 – 2021. Les analyses ont été effectuées à l’aide d’Epi Info 7.2.5.0 et SPSS 25. Une régression logistiquemultivariée a été faite pour identifier les facteurs associés à la vaccination, à l’acceptation, à l’hésitation et à la réticence à la vaccination. La participation était libre et volontaire avec le respect de la confidentialité.

Les résultats démontrent des faibles taux de vaccination (38,84%), d’acceptation (19,4%), et un taux élevé d’hésitation (55,4%) et de la réticence (25,2%) des vaccins Covid-19. La peur d’être infecter par la Covid-19 (p= 0,0001), la peur d’infecter la famille (p= 0,0001), la confiance à l’efficacité à l’innocuité des vaccins (p= 0,0001) et la gratuité des vaccins COVID-19 (p= 0,0001) étaient les facteurs associés à la vaccination et à l’acceptation des vaccins COVID-19’’, indique-t-il.

En fin, il précise que la non croyance à l’efficacité et à l’innocuité des vaccins (p= 0,0001) était associé à l’hésitation. Pour les facteurs associés à la réticence nous avons trouvé. Le doute sur la sécurité des vaccins Covid-19 (p= 0,001), la peur des effets secondaire des vaccins (p= 0,007), la non confiance aux fabriquant des vaccins (p= 0,001), la non croyance à l’existence de la COVID-19 (p= 0,001) et l’influence d’autres personnes (p= 0,011) étaient les principaux facteurs associés à la réticence à la vaccination contre la COVID-19 chez les étudiants participants à l’étude.SelonSogodogo, la communication pour le changement de comportement est nécessaire pour un meilleur contrôle de la COVID-19.

Les impressions du jeune Dr Sogodogo après sa soutenance :

‘’Tout d’abord je remercie le tout puissant qui nous a montré ce beau jour si important dans ma vie, clôturant les 8 ans d’endurance et de travail acharné. Je remercie également mes parents et surtout la famille Ouattara pour leur soutien indéfectible depuis mes premiers jours à l’école jusqu’aujourd’hui. Un grand merci à tous mes encadreurs depuis la 1èreannée avec une mention spéciale pour M. Drissa Koné et mon Co-Directeur, Dr Nouhoum TELLY.Je terminerai mes remerciements par mes amis et mes camarades avec qui j’ai eu la chance de former une famille, je souhaite bonne chance à tout un chacundans nos différents projets’’, dira-t-il. Parlant du choix de son thème, il évoque qu’il a choisi ce thème car tout d’abord la maladie àCovid-19 constitue un véritable problème de santé publique (1) parmi les stratégies de lutte, les vaccins restent jusqu’à présent le moyen le plus efficace mais malheureusement de nombreux facteurs ont freiné le déploiement des vaccins. Ces facteurs constituent une menace majeure de santé publique selon l’OMS. Il estime que les étudiants en médecine constituentun relais entre la population générale et les structures de santé. Qu’ils sont non seulement parmi les personnes les plus exposés à la maladie mais ils jouent un rôle important dans la diffusion des messages de campagne publique de vaccination.  L’étude avait donc comme objectif d’identifier les facteurs associés à la non vaccination afin de contribuer à l’amélioration de l’acceptation des vaccins Covid-19.

‘’Oui, dans la pratique médicale le serment d’Hippocrate est comme une constitutionque tout médecin est tenu de respecter mais aussi un avocat qui nous guides au cours des gestes médicaux et je ne ferai pas exception de cela. La spécialisation oui, si j’ai les moyens qu’il faut, je serai ravi de poursuivre mes études vers le PhD puisqu’actuellement, je suis en train de faire le Master en santé publique. Je pense que le Mali a besoin plus que jamais de professionnels surtout dans le domaine de recherche’’, conclut-il.

Témoignage Dr Zoumna Cheick Béreté, un camarade de promotion du désormais Dr Sogodogo : 

« Abou est un très bon ami. Nous nous sommes connus en 2015, l’année de notre arrivée à la faculté. Mais c’est vraiment vers les classes supérieures que nous nous sommes réellement côtoyés dans le cadre de l’encadrement des cadets de la première année, tout comme moi, il a la même passion du partage du savoir. Et quand l’année passée, nous avons été sélectionnés par la faculté pour entamer les études de master en santé publique, la collaboration est devenue encore plus importante. C’est un homme généreux, travailleur, rigoureux ayant l’amour du travail bien fait comme il vient de le démontrer à travers cette brillante présentation devant le jury qui était émerveillé tout autant que l’assistance. Il fera un excellent médecin. Cher ami je te souhaite une bonne carrière professionnelle, Puisse Allah t’accompagner dans tout ce que tu entreprendras. Amina ».

Dognoume Diarra

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